La crise est finie?

le 09 février 2012 08:58

DANS :Placements et Marchés Financiers

Depuis le début de l’année 2012, les marchés ont repris des couleurs, le CAC 40 et l’Eurostoxx sont en hausse, et les autres zones géographiques ne sont pas en reste. Rien que sur le CAC 40, la hausse est de plus de 8% depuis le 1er janvier. Alors que se passe-t-il ? La crise est-elle terminée et tout repart comme si de rien n’était ?

Pourquoi les marchés financiers ont-ils chuté ?

Plusieurs facteurs expliquent la forte chute qu’ont connue les marchés financiers depuis août dernier.

Crise de la dette européenne, lenteur des décisions politiques, atermoiements des uns et des autres sur les solutions à mettre en place, risque de faillite de la Grèce, difficultés de l’Italie et de l’Espagne, abaissement des notations, bref la liste des motifs de craintes qui ont fait vaciller les marchés est longue.

Mais au-delà de tous ces motifs, pourtant majeurs, la crainte principale était de voir une banque faire faillite et reproduire la catastrophe de l’affaire Lehmann Brothers. Une faillite bancaire aurait en effet des répercussions sur l’ensemble du système financier totalement interconnecté, et pourrait provoquer un effondrement systémique tant redouté.

La BCE à la rescousse

La chute d’une banque est avant tout due à un problème de liquidités. En manque de liquidités, une banque risque de ne plus pouvoir faire face à ses engagements. Ce risque est arrivé à son paroxysme sur la fin de l’année, quand les banques ne se prêtaient plus entre elles de peur de ne pas revoir leur argent.

La décision de Mario Draghi, patron de la BCE, de prêter aux banques 500 milliard d’euros  a permis de fluidifier ce marché et de redonner aux banques l’oxygène nécessaire pour rassurer tout le monde et éviter ainsi une faillite bancaire annoncée.

Le message de la BCE est fort, garantissant en quelque sorte son soutien aux banques en difficulté. Il n’en fallait pas plus pour que la confiance revienne sur les marchés.

On en avait rêvé, Mario l’a fait !

Alors la crise est loin d’être terminée, l’Europe est en récession, les problèmes sociaux sont considérables, et le retour à meilleure fortune passera par un retour de la croissance, indispensable pour combler les déficits de nos économies. Mais ne boudons pas notre plaisir, pour l’instant, l’incendie est éteint, et avec un peu de recul, c’est déjà énorme.

Guy Roos

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Réactions et commentaires


1 commentaire

Milton, 09-02-2012 08:51
Les règles Solvency obligent à partir de 2013 les assureurs à mettre en réserve (marge de solvabilité) 30% à 40% des montants investis en actions, et jusqu'à 60% pour les obligations du privé. Par contre cette marge est de zéro pour les obligations souveraines (celles des états).
Il s'en suit que les portefeuilles qui constituent les" fonds euro" se recentrent sur les obligation souveraines. Elles sont devenues risquées dans de nombreux états européens Grèce, Portugal, Espagne, Italie, voire France) et les plus sûres ne rapportent plus grand chose: 1,80% par an pour les Bonds Allemands à 10 ans.
Comme ces obligations engrangées par les assureurs sont à taux fixes, la remontée des taux ne va pas les bonifier mais les dévaloriser et entrainer des arbitrages par les assurés, lesquels entraineront des ventes à pertes pour les assureurs. Cela débouchera sur un blocage de ces fonds, ou la limitation de leur liquidité.
L'avenir est sombre pour les fonds euros! Il est temps pour les épargnants d'arbitrer vers des alternatives plus rentables et pas moins sûres.

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